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Sciences sociales et humaines; Droit

Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail

Centre institutionnel Faculté des arts et des sciences
École de relations industrielles; Département de sociologie
Autres numéros : 514 343-5679 (Information) 514 343-5764 (Télécopieur)
Autre courriel : gregor.murray@umontreal.ca (Personne contact)

Portrait

À propos

Le CRIMT est un centre interdisciplinaire et interuniversitaire dont les activités de recherche se concentrent sur les défis théoriques et pratiques du renouveau institutionnel et organisationnel en matière de travail et d'emploi à l'ère de la mondialisation. Établi fin 2002 et comptant maintenant plus de quatre-vingt chercheurs de quinze universités canadiennes et trente instituts de recherche et universités dans une douzaine pays, ses trois établissements fondateurs sont l'Université de Montréal, l'Université Laval et HEC Montréal.

Affiliations

Unités de recherche

  • Chaire de recherche du Canada sur la mondialisation et le travail

Établissements universitaires

  • HEC Montréal
  • Université Laval

Adresses

Localisation sur le campus UdeM

3744, rue Jean-Brillant, local 411

Pour en savoir plus…

  • Médiathèque du CRIMT
    Combien de fois vous est-il arrivé de manquer une conférence dans une séance parallèle et de souhaiter avoir une deuxième chance de la voir? Ou simplement visionner les travaux d’un colloque auquel vous n’avez pu participer ? Ce compendium cherche à combler ce besoin en mettant à disposition, gratuitement, plus de 1,435 présentations (d’universitaires et d’acteurs du marché du travail) livrées dans le cadre des grands colloques internationaux tenus au CRIMT au cours des dix dernières années.
  • Dictionnaire analytique de la mondialisation et du travail
    Ce dictionnaire dont les articles sont rédigés en français, en anglais et en espagnol comprend 6000 entrées. Il offre : les équivalents linguistiques, les définitions des concepts, les descriptions des concepts et réalités, les réseaux conceptuels, les sites Web officiels, les références bibliographiques en ligne

Équipe

Responsables

À l’Université de Montréal

Externes

Membres

À l’Université de Montréal

Guy Rocher (Collaborateur)
Gilles Trudeau (Chercheur)
Jean Charest (Chercheur)
France Houle (Chercheur)
Michel Coutu (Chercheur)
Tania Saba (Chercheur)
Guylaine Vallée (Chercheur)
Isabelle Duplessis (Chercheur)
Dominique Caouette (Collaborateur)
Patrice Jalette (Chercheur)
Philippe Barré (Chercheur)
Emilie Genin (Chercheur)
Renée-Claude Drouin (Chercheur)
Mélanie Laroche (Chercheur)
Isabelle Martin (Chercheur)
Jeffrey Hilgert (Chercheur)
Carole Yerochewski (Chercheur associé)
Jacqueline Oxman-Martinez (Collaborateur)

Membres du personnel

  • Amélie Proulx - Agente administrative
  • Nicolas Roby - Coordonnateur scientifique

Organigramme de l’unité

Organigramme de l’unité

Comités

Comité de direction

Membres

Comité de coordination scientifique

Membres

Comité de financement étudiant

Membres

Comité consultatif

Comité des partenaires

Expertise

Description de l’expertise

Avant-propos
Le programme scientifique décrit ci-dessous fait écho au second projet des Grands travaux de recherche concertée du CRIMT (subventionné par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada). Couvrant la période 2008-2015, ce dernier fournit un cadre à l'ensemble des activités de recherche réalisées depuis le printemps 2008. Les activités réalisées antérieurement et récensées dans les différentes sections de ce site (ex. publications 2003-2007) renvoient au premier projet des Grands travaux de recherche concertée du CRIMT (octroi 2003-2007, maintenant complété et dont la matrice de recherche peut être consultée à titre de référence en cliquant sur le lien suivant). 

Description
La mondialisation est un phénomène pluriel qui touche toutes les sphères de la société (Held et McGrew 2000; Steger 2003). Au plan économique, elle se concrétise principalement par un accroissement des échanges économiques en temps réel, au delà des espaces nationaux, et contribue, quoique de façon variable et inégale selon les régions du monde (Blackett et Lévesque 2010), à une plus grande intégration (OCDE 2007). Cette intégration découle notamment de la libéralisation des conditions du commerce, induite par les États nationaux et les instances de gouvernance internationale, des progrès technologiques en matière de transport et de communication, et de l'accroissement de l’investissement direct à l’étranger, dû à une mobilité jusqu’ici inégalée des capitaux et des activités productives, le tout selon une logique de plus en plus conditionnée par les marchés financiers internationaux.

La concurrence économique mondiale et les restructurations qui l’accompagnent suscitent des débats au sein et au-delà de la communauté scientifique sur le rôle et l’efficacité des institutions du travail et de l’emploi. Ces débats se polarisent autour de trois récits (ou narratifs) assez contrastés. Le premier récit pose d’emblée que les institutions, surtout les règles étatiques formelles telles les lois du travail et les systèmes de protection sociale, représentent une entrave au fonctionnement  optimal des marchés. Même caricatural, une telle représentation exerce un formidable effet de « sens commun » sur l’imaginaire collectif des acteurs du monde du travail. Les institutions seraient alors perçues comme des obstacles au progrès économique et social.

À cette vision d'un mouvement d’homogénéisation forcé s’oppose un deuxième récit beaucoup plus ouvert à la variabilité des contextes et des options stratégiques des agents économiques et sociaux. Partant de constats empiriques sur l'hétérogénéité des stratégies à la fois des entreprises (Berger 2006), des syndicats (Frege et Kelly 2004) et des états nationaux (Guillén 2001; Bélanger et Trudeau 2010) – constats enrichis par les travaux des chercheurs du CRIMT – les institutions deviennent une condition essentielle au bon fonctionnement des marchés (Jacoby 2005; Streeck et Thelen 2005; Morgan et al. 2010). Le défi pour un grand nombre de sociétés, comme le Québec ou le Canada, est de trouver le bon équilibre entre le développement économique et social par la promotion des meilleures pratiques en matière de capital humain, de relations de travail et, plus largement, de régulation sociale. L'enjeu consiste alors à adopter le bon design institutionnel.

Quatre constats nous incitent à dépasser cette interprétation. Premièrement, si la recherche permet d’identifier  les principes qui contribuent à des emplois productifs et satisfaisants, elle met également en lumière les difficultés et les obstacles liés à l’application de ces principes (Bélanger et al. 2004; Godard 2004; Heckscher et Adler 2006; Bélanger et Thuderoz 2010). Deuxièmement, le décalage entre les institutions issues du monde du travail antérieur et l'évolution contemporaine du travail devient manifeste, surtout dans le cas des nouveaux types d’emplois, souvent précaires et sexués, ou des travailleurs migrants (Stone 2004; Vallée 2005; Marchington et al. 2005; Fudge 2010; Coutu et Murray 2010). Troisièmement, la multiplication et l’interpénétration des niveaux, des espaces et des sources où se joue la régulation du travail, qui ne relève plus simplement du niveau national, complexifie considérablement le jeu institutionnel (Moreau 2006; Davidov et Langille 2006; Roux et Laflamme 2008; Verge 2010; Drouin 2010; Blackett et Lévesque 2010; Murray et Trudeau à paraître). Quatrièmement, les acteurs du changement n’ont pas toujours les aptitudes et les cadres de référence requis pour participer à ce renouveau institutionnel et répondre aux défis qu’il suscite (Salais et Villeneuve 2004; Kristensen et Zeitlin 2005; Lévesque et Murray 2010; Murray et al. 2010).

À l'encontre des deux premiers récits où l'institution est appréhendée comme un fait social extérieur aux acteurs, un troisième récit suggère que les institutions ne peuvent être saisies indépendamment des acteurs collectifs qui les construisent et les transforment. Les institutions résultent de la dynamique des rapports de pouvoir entre ces agents, dynamique qu'elles structurent en retour. À la fois contraignantes et habilitantes, elles peuvent tout aussi bien restreindre les acteurs à certains sentiers de dépendance (refaire constamment la même chose parce que leurs aptitudes et leurs répertoires d'action les condamnent à le faire) qu'ouvrir des espaces d’innovation. La capacité de négocier le changement institutionnel et le renouvellement des institutions serait ainsi au cœur même du développement socio-économique. Cela étant, comme le suggère Streeck (2007), la phase actuelle de mondialisation affecte de façon significative la capacité d’action des agents concernés. Il y a là une dynamique nouvelle dont il importe de saisir la signification. C'est dans cette optique que s'inscrit le programme scientifique du CRIMT.

De multiples questions découlent de cette troisième approche, laquelle informe notre programme de recherche. Comment la mondialisation modifie-t-elle les règles du jeu dans les milieux de travail ? Quels sont les points de repères des acteurs du monde du travail, ainsi que leurs moyens de dialogue à l'égard du changement ? Les acteurs sont-ils à même de cerner la nature des changements propres au contexte dans lequel ils évoluent et à développer les connaissances et les aptitudes pour en traiter ? Nos recherches visent à mieux comprendre les processus d’innovation institutionnelle et de renouvellement des capacités d'acteurs. S’il n’est pas possible de freiner la mondialisation, il s’agit surtout d'en baliser le parcours et les effets, en créant des leviers, des recours et des mécanismes de délibération permettant aux acteurs d’influencer les choix économiques, de sorte que leurs aspirations sociales soient prises en compte.

Trois grands principes guident notre démarche. Premièrement, une attention particulière est accordée au conditionnement réciproque entre les acteurs et les institutions. La mondialisation est alors perçue comme un processus dans lequel les différents acteurs renégocient les règles, les normes sociales et les institutions du travail. L’étude détaillée de ces processus nous permet d’élucider la façon dont les acteurs se confrontent aux changements et participent à l’évolution de leur société. Deuxièmement, pour faire avancer la compréhension de ces phénomènes dans les contextes québ&amp

Axes de recherche

Les entreprises multinationales et les chaînes de valeur mondiales

L'analyse du comportement des entreprises multinationales (EMNs) est essentielle à la compréhension des dynamiques de la régulation du travail en contexte de mondialisation. Le thème 1 mobilise trois voies complémentaires d'analyse pour y parvenir. La première s’intéresse à la manière dont les EMNs, loin d’agir en marge de la société, structurent les systèmes économiques nationaux et s’ajustent, souvent de manières contrastées, aux différents contextes institutionnels et sociétaux. La seconde redirige l’attention sur la restructuration des phases de l’activité productive, ainsi que sur la manière dont les chaînes de valeur mondiales, en croisant les régimes d'emploi nationaux et internationaux, exacerbent le problème de la territorialité institutionnelle. Enfin, la troisième pose un regard sur les processus émergents d'hybridation institutionnelle par lesquels les anciens et les nouveaux acteurs collectifs cherchent à réguler les EMNs, à l’intérieur et au-delà des frontières nationales.

Les nouvelles frontières de la citoyenneté au travail

Le thème 2 traite de la citoyenneté au travail et de la façon dont elle a agit, conceptuellement et sur le plan normatif comme vecteur d’inclusion et d'exclusion en matière d’exercice des droits et privilèges liés au travail. Au Canada, l’emploi et la citoyenneté furent les deux principales plateformes de socialisation des risques au long de la vie. Historiquement, le droit et les politiques du travail ont donné une acception étroite à celles-ci, excluant de facto les travailleurs précaires, ceux qui occupent la sphère de la reproduction sociale ou qui ne jouissent pas du statut de citoyen. L'objectif du thème 2 et de ses projets associés est de jeter un regard critique sur l’état du droit et des politiques publiques en matière de travail et d’emploi, et de développer diverses alternatives qui permettent de répartir plus équitablement les risques sociaux associés au travail, tout en répondant plus adéquatement aux préoccupations normatives des hommes et des femmes.

Responsables : Jean Charest, Guylaine Vallée

La restructuration de l’État et de ses modes de régulation

Les efforts actuels de restructuration de l'État signalent un changement de paradigme, tant en ce qui a trait à la manière dont sont dispensés les services aux citoyens (nouvelle gestion publique et clientélisme) qu’à la façon dont les États régulent les conditions individuelles et collectives de l’ensemble des travailleurs (dans un double mouvement de ‘procéduralisation’ – caractérisé par la décentralisation de la production normative vers les acteurs non-étatiques et de ‘contractualisation’ – marqué par le retrait de l’État des régimes d’emploi universalistes à la faveur de modèles de régulation du travail où les politiques publiques s’effacent au profit d’accords privés). Les allers-retours entre les normes publiques et privées, universelles et particularisées, légiférées et produites par les acteurs, et nationales et internationales constituent autant d’aspects de la restructuration de l’État et de ses modes de régulation auxquels s’intéresse le thème 3 et ses projets associés.

Responsables : Gilles Trudeau, Michel Coutu

Repenser la représentation collective

L’évolution des types d’emplois et des industries au sein desquelles ils s’insèrent, aussi bien que les valeurs et les caractéristiques sociodémographiques des travailleurs qui les occupent érodent la représentativité des syndicats. Ainsi, les effets à la fois synergiques et contradictoires des changements à l'organisation du travail, la prolifération des nouvelles formes d'emploi et l'internationalisation de la production et des services modifient la topographie de l'action syndicale. Le thème 4 s’intéresse à la façon dont les acteurs collectifs, et au premier chef les syndicats, répondent à ces changements. En particulier, il interroge la capacité des syndicats à faire leurs les nouvelles identités au travail, tout en se transformant à leur contact. Il se questionne aussi sur l’émergence de nouvelles formes organisationnelles (si ce n’est d'acteurs entièrement nouveaux) et sur le répertoire des ressources et des aptitudes à développer.

Responsables : Gregor Murray

Les dynamiques de l’avantage institutionnel comparé

Il existe un large consensus à l’effet que les institutions (formelles et informelles) jouent un rôle essentiel dans la médiation des performances sociales et économiques. Voire que les sociétés à même d’engager les acteurs dans un dialogue institutionnalisé à l’égard du changement détiennent un avantage. C'est pourquoi nous croyons qu'il importe d’étudier les institutions en mobilisant différents niveaux d’analyse, tout en portant une attention particulière aux rapports entre les structures et l'action. Le thème 5 s’intéresse aux institutions desquelles les acteurs dérivent leurs ressources et leur pouvoir, à la manière dont celles-ci facilitent ou gênent le changement endogène, et à la façon dont les acteurs façonnent et transforment eux-mêmes ces institutions. Il s’intéresse également à ce qui, dans les liens entre le marché et les institutions sociales, accroît l'avantage compétitif, de même qu'aux modes transnationaux de coordination permettant de réduire les asymétries entre les blocs régionaux.

Responsables : Christian Lévesque

Projets et financement

Financement

Le Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT) est reconnu à titre de Centre en fonctionnement par le Fonds de recherche du Québec - Société et culture (FQRSC - programme des Regroupements stratégiques - octroi 2011-2017). Son projet d'ensemble est, quant à lui, financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH - programme des Grands travaux de recherche concertée - octroi 2008-2015). Il s'agit dans les deux cas d'un nouvel octroi qui succède à un premier : en 2003, le CRIMT avait été reconnu à titre de Centre en émergence par le FQRSC (programme des Regroupements stratégiques - octroi 2003-2011) et en 2008, ses cochercheurs ont complété un premier mandat des Grands travaux de recherche concertée (CRSH - octroi 2003-2008).

Outre ces deux subventions structurantes, le CRIMT reçoit un appui financier et matériel important de la part de ses trois universités partenaires (Université de Montréal, Université Laval, HEC Montréal). Il bénéficie également d'appuis ponctuels de la part des partenaires sociaux, dans le cadre notamment de l'organisation de colloques et de séminaires internationaux.

Publications et communications

Publications

Disciplines

  • Relations industrielles
  • Actuariat (gestion)
  • Sociologie
  • Économie

Champ d’expertise

  • Conditions de travail
  • Santé et sécurité au travail (Santé des populations)
  • Offre: marché du travail, salaires et production
  • Lois et normes du travail
  • Relations et conflits de travail
  • Santé et sécurité au travail (Relations de travail)
  • Entrepreneurship
  • Développement et gestion des entreprises patrimoniales
  • Entreprises d'État
  • Grande entreprise privée
  • Petites et moyennes entreprises
  • Regroupement d'entreprises
  • Globalisation et mondialisation
  • Économie ouverte et mondialisation
  • Nouvelles technologies et emploi
  • Technologie et emploi
  • Frontières nationales
  • Médias et rapports États- Citoyens
  • Politiques de l'État
  • Constitutions des États
  • Droits et libertés de la personne, droits collectifs
  • Éthique individuelle et des collectivités
  • Conventions collectives
  • Institutions gouvernementales
  • Droits et libertés
  • Droit international
  • Contextes économiques
  • Impact social, politique et économique des innovations
  • Vie et production économique
  • Systèmes et flux économiques
  • Contextes idéologiques, politiques, économiques et sociaux des transformations sociales
  • Politiques économiques
  • Mutations économiques
  • Gestion des risques
  • Gestion des ressources
  • Gestion des crises
  • Gestion dans divers secteurs
  • Évaluation, analyse et gestion de projets
  • Conditions socio-économiques